AEROMODELISME-RC

EXCEL 4004

 

 

 

  

Ce motoplaneur électrique est conçu et réalisé par SIMPROP, il existe deux versions une à empennage en T avec support de train moulé et une deuxième à empennage en V sans train  un peu plus légère c'est cette dernière que nous allons voir aujourd'hui. Les deux versions ont une envergure identique soit bien sur 4004 cm. Deux finitions sont disponibles une déjà entoilée à l'Oracover du type ARF, l'autre à entoiler du type ARC c'est cette dernière qui a été choisie pour ne pas dépasser le budget alloué par le sponsor.

Le fuselage est en époxy gelcoaté blanc très beau, également très beau le cockpit moulé en carbone la fixation par système aller retour est dèjà montée, notons  les petits plus toujours rajoutés par Simprop et très astucieux ou pratiques : Deux excroissances moulées au bord de fuite des karmans d'ailes permettent d'avoir un calage identique des 2 ailes, rien à rectifier. Sur les mêmes karmans la position du  CG est moulée, avec de part et d'autre des positions possibles avant et arrière de ce dernier et enfin dernier plus la fixation astucieuse du stab en V par 2 vis de part et d'autre du fuselage la vis de droite fixant le stab de gauche et vice versa. L'avant du fuselage présente des 2 côtés des dessins en léger creux certainement destinés à un décor adhésif fixé sur une feuille de transfert mais ce décor n'est pas joint ni ne figure sur le site de SIMPROP, à suivre.

Les ailes et le stab sont magnifiquement coffrés samba et finement poncés pas besoin d'y revenir, la rigidité est remarquable surement due au carbone que l'on aperçois par les puits de servos. La forme est curieuse la corde augmente au mileu de l'aile puis rediminue vers le saumon évidemment, autre signature Simprop les volets et les ailerons ne s'affleurent pas il y une partie fixe entre les deux (idem sur le Solution) je ne vois pas trop ce que ça apporte mais ça ne fait pas de mal. Les saumons sont légérement relevés comme c'est la mode. Il n'y a pas d'aérofreins proprement dit mais un positionnement papillon des volets et ailerons (Butterfly) qui sont articulés par du tissu polyamide intégré à la construction. L'articulation des ailerons s'effectue à l'extrados celle des volets à l'intrados on a donc une commande de servo dessus et une autre dessous. J'ai entoilé les ailes et le stab au vinyl adhésif léger, une merveille, comme tout est parfaitement ponçé on dirait du tout plastique. Les ailes sont  assemblées au fuselage par une clef en acier de 12mm et bloquées sur celle-ci par deux vis allen intégrées au dessous des ailes à la construction. On peut  remplacer la clef acier par une clef carbone ce qui fait gagner environ 200 grs, comme j'en avais une au fond d'un tiroir c'est ce que j'ai fait.

*

C'est un électrique revenons donc au fuselage, l'emplacement du cône est préparé et un décrochement s'emboîte dans la plupart des cônes ne pas monter le turbo spinner préconisé trop cher et il ne sert à rien, d'abord on n'en a pas besoin pour refroidir le moteur qui ne chauffe pas sur ce genre de modèle vous n'allez pas voler dix minutes plein moteur et ensuite je m'étais aperçu, à une époque ou je faisais du F5B avec des moteurs à charbon, que l'on retrouvait la poussière noire  d'usure des charbons (ça pompait 120A) dans le cône, donc il aspirait de l'air mais n'en envoyait pas sur le moteur ça fonctionnait à contre sens malgré la généreuse sortie pour l'air chaud. La motorisation a été vite choisie j'avais monté un FEIGAO réducté 6.7/1 sur le THERMIK XXXL (voir sur le site) avec Lipo 5S, j'ai donc pris le modèle en-dessous toujours réducté 6.7/1 et animé par des lipos 4S  4100ma, un variateur 60A a trois francs six sous fera la jonction. 

   Malgré un serrage plus que généreux du réducteur sur le moteur, comme sur le Thermik, au bout de 3 vols j'ai retrouvé les pignons qui se balladaient dans le fuso le réducteur s'étant dévissé. Pas grave ce sont des réducteurs épicycloïdaux, un pignon de sortie qui entraine 3 satellites sur une couronne dentée, dans les deux cas ça m'a permit de voir qu'au point de vue graissage on avait fait voir de loin la boite de graisse aux réducteurs. J'ai donc graissé la pignonnerie à la graisse très haute vitesse, eh oui le pignon de sortie moteur tourne entre 45 et 50000 tours et bloqué le réducteur à la loctite rouge 231, il faudra chauffer pas mal pour le dévisser. L'hélice est une Aéronaut 16x10 repliable bien sur. L'intérieur du fuso est gratifié de quelques couples et support de servos que j'ai utilisé, ainsi que de pièces destinées à un support de batterie NICAD sans intérêt j'ai monté un plancher plat dans le fond du fuselage fixé avec fibre de verre et époxy qui va jusque sous la clef d'aile sur lequel la batterie lipo est fixée au velcro. Le récepteur Hitec 9 voies à synthèse (remarquable et pas cher, on le trouve uniquement aux US) et les servos seront alimentés par un Bec  (en Français un Ceb circuit éliminateur de baitterie) externe qui peut passer 5A sous 50v de cette façon on n'a qu'une batterie à charger.

 Le bras de levier est exceptionnellement long 905mm c'est plus que les autres 4 mètres et même de pas mal de 5 mètres cela permet en théorie de diminuer un peu la surface du stab et malgré ce d'améliorer la stabilité. Côté commandes tous les débattements sont donnés et ils s'avèrent convenables, tout l'acastillage est fourni et de bonne qualité. Le CG est conseillé à 90mm du B.A. il va très bien comme ça. Les ailes ont un profil  HQW 2.3/12 -10.5 - 9%  c'est donc un profil délirium (très mince) le stab est doté également d'un profil HQ à 9%. Le poids prévu avec batterie Lipo 3200ma et batterie de réception est de 4750grs, le poids obtenu avec une 4100ma et sans batterie de réception de 4790grs donc c'est bon.

Les premiers vols ont eu lieu à la plaine ce qui permet de voir ce vaut réellement un planeur, à la pente les pires savates volent. Pas besoin de se ruiner la santé pour le lancer, un pas pour la forme et l'Excel 4004 s'arrache des doigts comme le Thermik XXXl, la traction des brushless inrunner réductés n'a rien à voir avec les outrunners, certes plus simples à mettre en oeuvre. Afin d'éviter une consommation exagérée il convient de brider le moteur à environ 60% de sa puissance afin d'avoir une autonomie convenable, la montée est suffisamment musclée.

Passons au vol, vu son profil a 9% le planeur doit être maintenu a une vitesse suffisante pour conserver ses qualitès notamment en vol thermique ou il a d'excellentes réactions il est très sensible à l'ascendance compte tenu de son profil, le reste est une affaire de doigté. Pour la voltige les figures basiques passent facilement, tonneaux, boucle droite, vrille, vol dos et beaucoup plus difficile le renversement qui n'est déjà pas terrible  à la plaine avec un planeur à empennage cruciforme alors avec celui en Vè, la boucle inversée demande un gros badin avant de l'attaquer sinon elle finit en virgule. Mais ce n'est pas un planeur de voltige, c'est un bon compromis polyvalent ce que recherche pas mal de planeuristes. Un regret c'est la commande des volets sur l'extrados avec articulation à l'intrados, sur le plan aérodynamique en vol normal c'est parfait pas de fente visible, mais par contre on ne peut les coupler aux ailerons pour augmenter le taux de roulis et faire de beaux tonneaux à facettes. L'atterrissage à la plaine est normal avec les butterfly comme sur tous les planeurs munis de ce type d'aérofreins, mais à la pente quand ça souffle fort et qu'il y a des rouleaux ce n'est pas de la tarte comparé aux AF classiques. En résumé un 4 mètres très réussi et à l'esthétique indiscutable.

Photos Guy ALEA & Luc CAZALS

Vidéo caméra embarquée   

 

HomeElectriqueEXCEL 4004